Comment rester motivé pendant les fêtes (sans tomber dans l'excès)

On arrive en décembre, et tout commence à se décaler un peu. Les habitudes changent, les journées se remplissent, on mange à des heures bizarres, et l'entraînement ne se déroule pas toujours comme prévu. Il n'y a rien de « grave », mais ce n'est clairement pas ton rythme habituel.

À cette période de l'année, beaucoup de sportifs se retrouvent dans l'une des deux catégories suivantes :
Soit ils continuent à s'entraîner malgré un manque d'énergie et se demandent pourquoi tout leur semble plus difficile… soit ils arrêtent complètement et se disent qu'ils « recommenceront à zéro en janvier ».

En réalité, aucune de ces deux approches ne favorise la performance.

Ce mois-ci, l'objectif n'est pas d'être parfait. Il s'agit plutôt de garder suffisamment d'énergie pour rester en forme, de ne pas perdre le contact avec votre entraînement et de faire des choix qui tiennent compte de l'effort que votre corps doit encore fournir — même si la vie est un peu plus chaotique que d'habitude.

Votre entraînement n'a pas besoin d'être parfait

Il est normal que ton entraînement de décembre soit décalé.

Peut-être que c'est plus court.
Peut-être que tu modifies l'ordre des choses.
Peut-être que tu sautes une séance parce que ta journée est bien remplie.

Cela ne compromet pas vos progrès, bien au contraire, cela les préserve.

Ce n'est pas parce que vous vous êtes « moins » entraîné que vos performances s'effondrent.
Elles s'effondrent parce que vous essayez de vous entraîner intensément sans avoir suffisamment d'énergie.

Votre corps a toujours besoin d'énergie pour tenir le coup, même si les séances sont plus courtes ou moins intenses.

En ce moment, l'approvisionnement en carburant est en réalité plus important

Voici ce que beaucoup de gens oublient :
Vos besoins en énergie ne diminuent pas simplement parce que votre emploi du temps se remplit. Au contraire, ils augmentent.

Cette période de l'année s'accompagne souvent de :

  • des intervalles plus longs entre les repas

  • les nuits tardives

  • plus de marche et de port de charges

  • des repas plus conviviaux

  • stress

  • temps froid

  • moins de sommeil

Votre corps consomme plus rapidement ses réserves d'énergie lorsque votre entraînement est prolongé. Si vous ne vous alimentez pas suffisamment, vous le ressentirez :

  • jambes lourdes

  • irritabilité

  • manque de motivation

  • fatigue précoce

  • envies

  • faible reprise

Ce n'est pas un problème de discipline, c'est un manque de carburant.

L'énergie te permet de tenir le coup. Elle rend l'entraînement supportable. Elle t'évite de traîner les pieds jusqu'à la fin décembre.

La nourriture des fêtes n'est pas un problème

Les repas de fête ne sont pas des « jours de triche ».
Les desserts ne compromettent pas vos progrès.
Les glucides supplémentaires ne constituent pas une menace.

Vous êtes quelqu'un de dynamique. Vous dépensez de l'énergie.
La nourriture vous donne l'énergie nécessaire pour accomplir tout ce que vous avez encore envie de faire, même si vos activités prennent une forme différente ce mois-ci.

Ce qui pose problème, ce n'est pas la nourriture des fêtes en soi, mais le fait de rester trop longtemps sans manger, puis de se sentir dépassé lorsque la faim finit par se faire sentir.

Prévoyez un peu d'organisation :

  • prendre son petit-déjeuner

  • ajouter des collations

  • Ne négligez pas les glucides

  • hydrater

  • s'alimenter avant l'entraînement

Votre corps se moque bien de savoir si les glucides proviennent de pommes de terre ou de pain d'épices : il a simplement besoin d'énergie.

Vous pouvez profiter des friandises des fêtes pour booster vos séances d'entraînement… tout en vous faisant plaisir !

Il y a une chose que je rappelle souvent aux gens à cette période de l'année : les friandises des fêtes ne sont pas vos ennemies — ce sont tout simplement des glucides. C'est du carburant.

Les biscuits au sucre, le fudge, les chocolats, les brioches à la cannelle, les sablés… Tous ces aliments se transforment en glucose, que vos muscles utilisent pendant l'entraînement.

Et franchement ? Ils sont parfaits pour :

  • un apport en glucides avant l'entraînement

  • un petit quelque chose avant de sortir

  • un petit remontant après une journée bien remplie

  • une source d'énergie facile à utiliser lorsque les repas sont espacés

Il n'y a pas de règle qui impose que l'alimentation doive être « saine » ou parfaitement synchronisée. Parfois, ça consiste en quelques chocolats et un verre de lait avant une course. Parfois, ce sont les restes d'un dessert avant une séance de sport.

Vous avez le droit de savourer les plats des fêtes.
Vous avez le droit de vous en servir pour alimenter votre entraînement.
Et votre corps utilisera cette énergie exactement de la même manière qu'il utilise l'avoine ou le riz.

Le carburant, c'est du carburant.

Le principal ennemi de l'entraînement pendant les fêtes : les longs intervalles entre les repas

Si vous voulez que vos entraînements se passent bien ce mois-ci, concentrez-vous sur ce point précis.

Rester plus de cinq heures sans manger, c'est le meilleur moyen de :

  • hypoglycémie

  • brouillard cérébral

  • séances moroses

  • déprime

  • la séance d'entraînement classique où l'on se demande « pourquoi est-ce si dur ? »

Prévoyez une collation riche en glucides toutes les 2 à 3 heures :

  • fruit

  • barres de granola

  • bretzels

  • restes de farce

  • toast

  • mélange de fruits secs

  • chocolat

  • yaourt

  • un sandwich

Manger régulièrement de petites quantités permet de maintenir un niveau d'énergie constant, de limiter les fringales et d'éviter que l'entraînement ne devienne une corvée.

Votre assiette haute performance reste tout aussi efficace, même lors des repas de fête

Qu'il s'agisse d'un repas où chacun apporte un plat, d'un buffet ou d'un dîner en famille, c'est toujours le même principe qui vous permettra de réussir :

  • Glucides : source d'énergie

  • Protéines : récupération

  • Couleur : volume et nutriments

  • Modules complémentaires : endurance

Il ne s'agit pas de tout contrôler ni de tout régir dans les moindres détails, mais plutôt d'offrir à votre corps un cadre sur lequel il peut s'appuyer.

Intégrez un ou deux repas par jour à ce rythme. Rien que cela fait déjà une énorme différence.

Vous partez en voyage ? Optez pour la simplicité.

Les déplacements modifient les horaires et l'accès à la nourriture, alors prévoyez les petits détails :

  • des féculents à emporter (bagels, fruits, sachets de flocons d'avoine)

  • en-cas à emporter

  • électrolytes

  • un petit-déjeuner copieux

  • quelque chose de simple avant l'entraînement

Si vous commencez la journée du bon pied, tout le reste se passe mieux.

Conseils d'entraînement pour le mois de décembre

Voici ce qui compte vraiment :

✔ Vous manquez de temps ?

Des séances plus courtes, ça va. L'important, c'est qu'elles soient régulières.

✔ Vous manquez d'énergie ?

Mangez davantage. La plupart du temps, la fatigue de décembre est due à un manque d'énergie.

✔ Vous ne vous sentez pas dans votre assiette ?

Tu ne perds pas ta forme physique.
Ton entraînement est simplement prolongé — te ravitailler te permet de retrouver ton énergie.

Ce n'est pas un nouveau départ en janvier

Si vous maintenez un apport énergétique régulier et restez en mouvement, vous aborderez le mois de janvier :

  • plus fort

  • plus cohérent

  • moins épuisé

  • plus sûr de soi

  • prêt pour l'entraînement hivernal

Le mois de décembre n'est pas un revers. Il fait partie de l'année.
Du carburant pour le travail — même lorsque celui-ci prend une forme différente.

Joyeuses fêtes !

-Carissa

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Se contenter de survivre ou se nourrir pleinement ?